Le Caire, c'est plus de 18 millions d'habitants, de la poussière, de la pollution, du bruit, des gens qui courent dans tous les sens, des coups de klaxons ininterrompus, des taxis intrépides, des bus fous, des notions d'hygiène bien différentes des nôtres (viande et poisson en plein soleil, marchands de fruits et légumes qui côtoient les stations service,...) des routes à 4 voies qu'on traverse sans passage clouté en zigzaguant et courant entre les voitures qui ne cherchent surtout pas à ralentir (Inchallah !)... Bref la première impression que l'on a de cette immense ville grouillante et épuisante peut difficilement déclencher un enthousiasme débordant... Et puis on se jette à l'eau et l'on commence à arpenter les rues en se mêlant à la population. C'est en cessant d'essayer de comprendre ou de juger cette ville qu'on en découvre l'un des charmes principaux à notre sens : la diversité. On passe si rapidement d'un quartier à l'autre, on découvre des atmosphères différentes, des rythmes différents, des regards différents.

L'Unesco a classé sur la liste du patrimoine mondial le "Caire Islamique" ; il s'agit d'un quartier dans lequel nous choisissons de passer une après-midi. La multitude de monuments au mètre carré (mosquées bien sûr, mais également mausolées, tombeaux, demeures privées,...) a logiquement éveillé l'intérêt de nombreux pays, qui participent avec l'Unesco à la conservation, la rénovation et la protection des innombrables richesses culturelles, historiques et architecturales que recèle le Caire. La capitale de l'Egypte fut dès le début de l'Islam une importante métropole et connut un destin chargé puisque s'y succédèrent et s'y côtoyèrent une grande diversité de peuples et de religions.

Le Caire est à lui tout seul, à travers ses monuments et ses bâtiments qui datent pour certains du Moyen-Age, la concentration d'un témoignage historique d'une richesse exceptionnelle. Bien entendu, pour le découvrir il faut accepter de supporter les inconvénients d'une cité démesurée et difficilement appréhendable pour les touristes que nous sommes ; on y sera restés trois jours, ça n'est pas beaucoup mais c'est déjà bien.