Donc, revoici les généraux birmans.
La dernière fois que nous en avions entendu parler, c’était à l’occasion de la brutale répression contre des moines bouddhistes qui manifestaient après le doublement du prix de l’essence.
Cette fois-ci, c’est encore plus grave : les morts se comptent par dizaines de milliers, les sans-abri par centaines de milliers.
Et pourtant, les généraux n’ont rien fait…
Justement, ils n’ont RIEN fait. Rien AVANT le cyclone, et rien ou presque APRÈS.
Les secours internationaux sont prêts, mais ils doivent attendre aux frontières, fermées, le bon vouloir des généraux birmans.
Donc, revoici les généraux birmans.
La dernière fois que nous en avions entendu parler, c’était à l’occasion de la brutale répression contre des moines bouddhistes qui manifestaient après le doublement du prix de l’essence.
Cette fois-ci, c’est encore plus grave : les morts se comptent par dizaines de milliers, les sans-abri par centaines de milliers.
Et pourtant, les généraux n’ont rien fait…
Justement, ils n’ont RIEN fait. Rien AVANT le cyclone, et rien ou presque APRÈS.
Les secours internationaux sont prêts, mais ils doivent attendre aux frontières, fermées, le bon vouloir des généraux birmans.
Car ces généraux ont en tête une autre obsession: la légalité. Un référendum a été maintenu, et son résultat (positif, n’en doutons pas) leur permettra de prolonger – légalement – leur pouvoir.
Ce souci de légalité les honore, mais nous fait entrevoir une nouvelle dimension du droit international qui très petit à petit est en train de se mettre en place.
A ce jour, personne ne peut secourir les Birmans à la fois légalement, sous les auspices de l’Onu, et de force. Mais il existe, depuis 2002, à La Haye, une Cour pénale internationale permanente destinée à juger des chefs d’État, passés ou en exercice. Certes, ce tribunal international n’est pas encore reconnu par tous les États, notamment pas par les États-Unis ni la Chine. Et sa compétence est limitée aux crimes contre l’humanité, et aux crimes de guerre.
A quoi l’on pourrait, à quoi l’on devrait peut-être ajouter, inspiré par ce précédent des généraux birmans, un crime de paix, le crime de « non assistance à population en danger ».
Oui mais… en attendant ?
C’est là que le bât blesse : en attendant, rien…ou presque.