Souvenir d’un dimanche après-midi. Roberto Alagna raconte avec plaisir sa première rencontre avec Luis Mariano. « Ma mère avait installé le micro d’un magnétophone à bandes près du poste de télévision », se souvient-il. L’idée d’enregistrer le son un programme télévisuel le surprît, mais dès les premières mesures de la musique du film de « La belle de Cadix » le jeune Roberto fût sous le charme. Tous les airs, toutes les musiques lui semblaient familiers. Il reconnaissait tous les airs que chantait son père depuis toujours.
Une rencontre musicale qui ne l’a depuis pas quitté. Le ténor français, dont la carrière a été lancée lorsqu’en 1988 il remporte le premier prix du concours Luciano Pavarotti, a eu la chance de faire le tour du monde. Il a donné des représentations dans les salles de concerts les plus prestigieuses. Il n’a pourtant pas oublié Luis Mariano. Il tenait à rendre hommage à ce chanteur hors normes qui a enchanté sa enfance clichoise.
Un hommage certes mais pas une imitation. Roberto Alagna a su s’approprier tous les standards du chanteur d’opérettes. Il leur a donné son rythme, son ton, sa propre façon de faire résonner les mots. Un hommage que les fans retrouveront en salle à travers la série de concerts que donne le ténor et sur un album : « Roberto Alagna chante Luis Mariano ».
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