Barthélémy Toguo
Né en 1967 à M'Balmayo, Cameroun
Vit et travaille à Düsseldorf, Paris et Bandjoun (Cameroun)
Réagir à chaud : le dépôt sauvage de déchets toxiques à Abidjan en 2006 a inspiré l'installation de Barthélémy Toguo dans Africa Remix. Les drapeaux des différents Etats de l'Union Africaine forment un gigantesque sac-poubelle, relié à des toilettes en bois sculptés. Oeuvre provocante, caractéristique de ce Camerounais toujours inspiré par la politique et l'actualité. Dans une performance à New York, il avait lessivé le drapeau des Etats -Unis pour commenter son refus de signer les accords de Tokyo…
Barthélémy Toguo affirme pourtant ne pas vouloir choquer les Africains mais les inciter à réfléchir, à agir pour prendre leur destin en main. Il est lui-même engagé dans un projet de centre d'art au Cameroun pour montrer le travail des artistes africains.
JLE
***
Barthélémy Toguo découvre la sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts d'Abidjan, au début des années 90. Il poursuit sa formation à Grenoble et commence à s'intéresser au bois qu'il travaille d'abord à la tronçonneuse. Aujourd'hui, il utilise aussi le dessin, la peinture, la photographie, la vidéo, l'installation et la performance, techniques dans lesquelles le bois conserve un rôle important.
En 1996, il crée la série photographique Un autre vie dans laquelle il fait coexister des moments de sa vie avec des billes de bois. De 1996 à 199, il réalise Transit, série de performances dans lesquelles il expérimente l'altérité et la discrimination dans des zones de passage censées rapprocher les hommes. Puis, de divergences culturelles entre sa famille et lui, naît sa série d'aquarelles Baptism (1999) qui aborde le thème des rituels.
Se plaçant du point de vue écologique ou politique, Toguo observe aussi le monde, y compris les Etats-Unis. Dans Shock Long-term Treatment 1 et 2 (1997-2000), il fait du drapeau américain deux sacs destinés à recevoir les rejets de toilettes turques, dispositif qu'il reprend spécialement pour Africa Remix, mais à l'échelle de l'Afrique. A l'exposition "Political Ecology" (White Box, New York, 2001), il lessive deux drapeaux du pays qui refuse les accords sur la réduction des gaz à effet de serre. Enfin, sa production est ponctuée d'installations qui font la somme de ses approches et des objets crées au fil du temps temps.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou
Vit et travaille à Düsseldorf, Paris et Bandjoun (Cameroun)
Réagir à chaud : le dépôt sauvage de déchets toxiques à Abidjan en 2006 a inspiré l'installation de Barthélémy Toguo dans Africa Remix. Les drapeaux des différents Etats de l'Union Africaine forment un gigantesque sac-poubelle, relié à des toilettes en bois sculptés. Oeuvre provocante, caractéristique de ce Camerounais toujours inspiré par la politique et l'actualité. Dans une performance à New York, il avait lessivé le drapeau des Etats -Unis pour commenter son refus de signer les accords de Tokyo…
Barthélémy Toguo affirme pourtant ne pas vouloir choquer les Africains mais les inciter à réfléchir, à agir pour prendre leur destin en main. Il est lui-même engagé dans un projet de centre d'art au Cameroun pour montrer le travail des artistes africains.
JLE
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Barthélémy Toguo découvre la sculpture à l'Ecole des Beaux-Arts d'Abidjan, au début des années 90. Il poursuit sa formation à Grenoble et commence à s'intéresser au bois qu'il travaille d'abord à la tronçonneuse. Aujourd'hui, il utilise aussi le dessin, la peinture, la photographie, la vidéo, l'installation et la performance, techniques dans lesquelles le bois conserve un rôle important.
En 1996, il crée la série photographique Un autre vie dans laquelle il fait coexister des moments de sa vie avec des billes de bois. De 1996 à 199, il réalise Transit, série de performances dans lesquelles il expérimente l'altérité et la discrimination dans des zones de passage censées rapprocher les hommes. Puis, de divergences culturelles entre sa famille et lui, naît sa série d'aquarelles Baptism (1999) qui aborde le thème des rituels.
Se plaçant du point de vue écologique ou politique, Toguo observe aussi le monde, y compris les Etats-Unis. Dans Shock Long-term Treatment 1 et 2 (1997-2000), il fait du drapeau américain deux sacs destinés à recevoir les rejets de toilettes turques, dispositif qu'il reprend spécialement pour Africa Remix, mais à l'échelle de l'Afrique. A l'exposition "Political Ecology" (White Box, New York, 2001), il lessive deux drapeaux du pays qui refuse les accords sur la réduction des gaz à effet de serre. Enfin, sa production est ponctuée d'installations qui font la somme de ses approches et des objets crées au fil du temps temps.
Source : Africa Remix - Ed. Centre Georges Pompidou





















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